L'Hélice terrestre (blog/site officiel)

Site troglodytique en Anjou, l'Hélice terrestre est un espace de visite mais accueille aussi des expositions et des concerts. Véritable oeuvre d'art façonnée par Warminsky, elle intéressera petits et grands. Classes de sculpture sur pierre sur demande.

01 août 2007

L’Hélice Terrestre ! Tout un programme. Où m’a-t-elle emportée cette Hélice ?

             
 

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d'abord dans la campagne     environnante, en haut d’une côte où, là, un court instant   j'arrête de   respirer devant la beauté qui s’offre à mon regard.   Jusqu’à l’horizon ou   presque, la magnificence des couleurs   me fait ouvrir les bras pour   accueillir ce bouquet superbe : les bleus   foncés font paraître encore plus   tendres les bleus pâles, les roses   vifs captent l’attention puis c’est un   rose très doux qui fait comme   une caresse. Les mauves, les jaunes, les   blancs, les rouges se   mélangent pour mieux me surprendre quand je m'approche.   Les immenses   tournesols s’élancent, si grands et si forts auprès de la   fragilité de   cette multitude de nuances exquises aux senteurs plus sensuelles   les   unes que les autres.

 
 

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Puis, on redescend lentement     pour arriver à l’entrée de ce village troglodyte lové   autour d’une cour   accueillante comme le ventre d’une mère. Le sourire   de bienvenue de   Bernadette, de Jean-Pierre et de Philippe nous invite   à rencontrer leur   espace. Semés par ci par là, des instruments   de musique étranges offrent à   notre   curiosité les sons de xylophones aux formes inattendues, la résonance    d’un gong sur un gros ressort, les accords spatiaux d’un "petit cristal de BASCHET".     Chacun, à tour de rôle, devient un musicien exceptionnel tant la magie   de ce   lieu rend les rythmes et les notes harmonieux.

 


 
 

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Les salles creusées dans le     tuffeau, outre leurs jeux d’ombre et de lumière, ont   l’odeur un peu humide de   la cave de ma grand-mère où, enfant, j’aimais   respirer cet air mystérieux,   sûre d’être une exploratrice du temps et   de l’espace.

 
 

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La visite est une succession de    découvertes d’un autre monde. Les sculptures qui   couvrent les parois n’ont pu   être inspirées à l’artiste que par une   intuition sidérale.

 

Je passe d’une planète à un vaisseau spatial, puis dans une grotte habitée par un être qui, des profondeurs de la Terre, s’élève ensuite jusqu’à la "piste d’atterrissage" pour rejoindre la vibration la plus haute.

Le cœur battant je m'enfonce à "l'infini" dans la nuit la plus profonde et c'est dans l'abandon à la confiance que la magie s'opère : joie profonde du lien éternel avec la Terre.

Seule au centre de LA Sphère, œuf mystérieux, je me sens environnée d'autres souffles que le mien. Des centaines de chants accompagnent les sons qui sortent de ma gorge. Je tourne sur moi-même et les murmures surnaturels m'entourent, me caressent, me portent. J'ai partagé ensuite cet espace avec des ami(e)s très cher(e)s et j'en suis ressortie comme nettoyée de l'intérieur, sensation merveilleuse de neuf, et de renouveau.

 
 

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Pour finir, l'Hélice elle-même   offre des sièges   étranges pour assister à un spectacle sons et lumières   qui   m'a portée loin d'ici.

Quand on visite ce site magnifique avec des yeux pleins de curiosité, un cœur ouvert à l’aventure et une âme prête à en rencontrer d’autres, il s’agit alors d’un voyage à travers le temps et l’espace. Laissez-vous porter, laissez-vous vibrer : ce lieu fera à chacun de vous un présent inestimable.

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30 juillet 2007

Description de « l’Hélice terrestre » par Muriel Jeanne-Bouvier dans « Un été contemporain »

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« L’Orbière est un lieu à part, un cheminement intimiste qui nous emporte. On perçoit une partie de l’espace.

Un homme est accroché, semble en déséquilibre, un autre se louvoie lentement : une troupe de danseurs prend possession de l’espace, le temps d’une création.

La cour, comme la place d’un village, fédère les lieux, distribue les accès. Depuis l’un d’entre eux, on atteint le ciel pour s’enfouir ensuite dans le végétal et déboucher dans une campagne ouverte aux vues lointaines, qui semble en son centre s’engouffrer dans l’Hélice, aspiré vers les entrailles de la terre. Celles-ci, sculptées, gravées, façonnées donnent à voir et à sentir un paysage minéral où le corps n’est plus que l’outil d’un cheminement intérieur.

La sphère, donne une résonance sans fin à cette œuvre déraisonnable, nous transporte comme un songe à l’état de matière. WARMINSKY, s’y est fondu, son corps fusionnant avec l’œuvre dans une démesure de titan.

Les œuvres de Marie COSTA, en sont un prolongement, une des suites de cette histoire sans fin, un à côté et un dedans, découvrant un ailleurs à cette Hélice terrestre laissée en suspension. » (Muriel Jeanne-Bouvier dans « Un été contemporain »)

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Posté par orbiere2007 à 17:42 - Témoignages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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